Les centres de détention sont-ils contrôlés par des instances indépendantes ?

Il n’existe actuellement aucun contrôle démocratique systématique pour garantir le respect de l’État de droit. Quelques rares organisations de défense des droits humains ont accès de plein droit aux centres de détention sans avoir à demander d’autorisation préalable à l’administration. Les parlementaires fédéraux et les bourgmestres des communes où se trouvent des centres de détention y ont également accès à tout moment. En pratique, trop peu de visites sont menées en application de ces droits d’accès. Par ailleurs, la Belgique est l’un des derniers pays d’Europe qui n’a pas encore mis en œuvre le mécanisme national de contrôle des lieux de détention imposé par l’ONU.
D’autres organisations tirent leur droit d’accès d’une accréditation accordée par l’Office des étrangers, comme les ONG de Move par exemple. Mais le statut de ces visiteur·euse·s n’est pas encore inscrit dans la loi, ce qui signifie que leur accréditation et l’étendue du droit de visite peuvent être modifiées ou suspendues à tout moment par l’administration.